mercredi 10 septembre 2008
Bienvenue Naïla!
FÉLICITATIONS!
Susceptibilité d'une maman en deuil
Parfois, je m’en veux d’être devenue aussi amère… ou susceptible, ou je ne sais trop quoi! Et ce n’est pas une question d’hormones! Du moins je ne crois pas… Je vous explique :
Je trouve cela bien difficile les gens qui se plaignent pour des riens! J’aurais la réplique facile. Heureusement, jusqu’à maintenant, j’arrive à me maintenir et à garder pour moi ce que j’aurais envie de crier, mais, ça devient lourd parfois…
Par exemple, une amie qui vient d’accoucher se plaint qu’elle a mal à ses points. Je n’ai qu’une envie et c’est de lui répondre : « Ça pourrait être pire! Tes points pourraient te faire souffrir sans que tu aies ton enfant dans tes bras pour te rappeler à quel point cela en vaut la peine de souffrir un peu! ». Mais, ce serait ridicule! Elle ne mérite pas que je déverse ma souffrance sur elle. Et après tout, c’est vrai que ça fait mal!
Une autre se plaint qu’elle ne dort pas de la nuit à cause des pleurs et des cris de son bébé… alors que moi, ce qui m’empêche de dormir, c’est l’angoisse que le bébé que j’attends ne pleure pas à la naissance. Ce sont les souvenirs de sa grande sœur et son silence depuis les (presque) 11 derniers mois.
À mon cours de yoga jeudi dernier, les filles qui sont à leur 2e grossesse, comme moi, étaient dont contentes de pouvoir prendre un break de leur premier enfant le temps d’une soirée. C’est normal me direz-vous… et je vous crois! Mais moi, ça m’a tordu le cœur.
Et que dire de celles qui se plaignent que 2 grossesses rapprochées, c’est difficile…surtout parce que tu en as un autre à t’occuper! Je vous laisse imaginer combien c’est difficile quand le premier n’est justement pas là pour vous occuper. Quand cela fait 2 ans que vous êtes seule à la maison à attendre la venue d’un enfant, puis d’un deuxième. Que l’angoisse vous guette à chaque jour parce que vous ne savez pas l’issue de cette deuxième grossesse, que la confiance en la vie n’y est plus, mais que vous essayez quand même d’y croire.
Et cette autre fois, à mon cours d’aquaforme : lorsque je terminais, c’était les mamans qui arrivaient avec leurs petits pour l’aqua-maman. Ça aussi, ça me torturait parce que je me disais que c’est dans ce groupe-là que je devais être (et même probablement dans les 2 groupes puisque nous voulions des enfants rapprochés). Et voilà que j’entends une des mamans qui, me regardant, dit à sa copine : « Ah! Qu’elles sont chanceuses avec leur bedaine! ». Ça m’a saisie. Et pourtant, elle a raison : je suis chanceuse d’être enceinte! Mais, comme la magie n’y est plus et que bédaine n’égale plus bébé dans 9 mois pour moi, ce genre de remarque me glace. Mais, comment lui en vouloir? Je suis certaine que moi aussi, malgré le stress qu’elle implique, la bedaine me manquera un jour…
Et après tout ça, je me demande : « Et moi? Puis-je me plaindre? » Me plaindre des maux de dos et de quasiment partout ailleurs parce que, justement, je vis 2 grossesses rapprochées et qu’effectivement, la 2e est beaucoup plus difficile. Surtout lorsque l’on n’a pas eu le temps de se remettre un peu en forme entre les deux. Pourrai-je me plaindre lorsque je ne dormirai pas de la nuit parce que mon bébé aura besoin de moi? C’est ce que je souhaite le plus au monde, alors comment pourrai-je m’en plaindre si je suis à bout? Parce que, même si c’est ce que je souhaite, je sais que ce n’est pas toujours facile et je n’idéalise pas la venue de ma petite acrobate. Mais je suis tellement sensible aux plaintes des autres, oserai-je me permettre de me plaindre?
mercredi 27 août 2008
Acrobate je vous disais?!?
Je dois vous avouer que même si, jusqu’à maintenant, rien ne nous laissait présager de mauvaises nouvelles, j’étais quand même un peu inquiète ce matin. Bébé était particulièrement tranquille quand je me suis levée et pendant le trajet alors j’ai eu une petite frousse, elle qui gigote si souvent! Je sais que ce n’est pas rationnel, qu’un bébé de cet âge, on ne le sent pas encore à toutes les heures, que même certaines mamans ne sentent même pas encore leur bébé bouger à 22 semaines… mais je commence à la connaître ma peanut et elle est limite hyperactive! Hihihi! Alors, nous voilà dans la salle d’attente et Bang! Le grand coup! Qui fût suivi par bien d’autres… Bon! Elle va bien.
L’échographie est assez longue car ils vérifient bien des petites choses. Longue aussi parce que, devinez quoi ? Bébé était un petit peu trop agitée et la technicienne avait quelques difficultés à prendre toutes ses mesures. Elle a même dû la prévenir à un moment de se calmer car sinon, elle allait épuiser toute sa patience qu’elle avait pour la journée.
Heureusement, nous n’avons eu que de bonnes nouvelles! Et en prime, bébé nous a fait bien rire… La technicienne se concentrait, bien sûr, sur son petit cœur, mais à un moment, elle a pris une vue d’ensemble et elle a dit en riant : « Mais bébé, c’est fini les Olympiques! » - Grand-père aurait-il donc raison? - . C’était tellement drôle de la voir comme ça qu’elle nous a imprimé une photo (Très gentil de sa part) :
Alors… acrobate je vous disais?!? Et là, on ne voit pas très bien, mais ses 2 bras sont au-dessus de sa tête en plus! Ben quoi ? … c’est pas ça être en position fœtale?
La technicienne a aussi dit qu’elle a de petites jambes déjà bien musclées:
Et je la crois! Les coups qu’elle me donne sont parfois si forts que ça me fait presque mal! Ok, raisonnablement, je dirais que c’est inconfortable. Mais oh! Combien rassurant! Je crois qu’elle m’en fera voir de toutes les couleurs dans ces prochains mois (coups de pieds dans les côtes, coups qui empêchent de dormir, etc) et encore plus lorsqu’elle sera sortie de mon bedon!
samedi 23 août 2008
Y’a de la houle!
mercredi 20 août 2008
Awards... en retard!
Je tenais simplement à remercier celles qui m'ont remis cet award!

Voici les règles de cette sympathique tag:
Kiwi et son blogue Les pépins de Kiwi
Annie et son blogue Nannyscrap
Popotte et son blogue Une parcelle de moi
-et laisser un commentaire sur les blogs récompensés!
jeudi 14 août 2008
Perdre son bébé -Témoignage vidéo
"En France, on estime que le décès périnatal, qui survient en fin de grossesse, à la naissance ou dans les jours qui suivent, concerne encore 6,4 enfants pour 1 000.
Malgré les grands progrès réalisés en matière de sécurité lors de l'accouchement, certains accidents, souvent inexpliqués, continuent de coûter la vie à des bébés.
Chaque année, 350 enfants décèdent de mort subite du nourrisson. Même si ce chiffre a considérablement baissé ces dix dernières années, grâce à la prévention - et en particulier au conseil de coucher les bébés sur le dos -, ce syndrome reste la première cause de mortalité entre un mois et un an.
Pour les parents, la souffrance de perdre un bébé attendu pendant des mois est extrême et difficile à partager. Comment les parents vivent-ils cette épreuve ? Pourquoi est-ce si important pour eux que soit reconnu l'existence de l'enfant disparu ? Comment en parler à ses frères et sœurs ?
Comment améliorer encore la prévention ? A-t-on identifié toutes les causes de la mort subite du nourrisson ? Quelle aide est apportée aux familles qui sont frappées par ce drame imprévisible ?"
http://www.dailymotion.com/video/xk0h2_perdre-son-bebe
Ma réaction: J'ai d'abord eu peur de pleurer tout le long du visionnement (moins de 7 minutes), mais après le choc de ma douleur qui remontait, ça s'est estompé et j'ai écouter le reste avec un certain réconfort. Je pourrais utiliser exactement tous les mêmes mots que cette maman. J'ai été sous le choc de l'entendre parler des gens qui disent: "vous allez vous reprendre!" (c'est vrai qu'on l'entend malheureusement trop souvent), mais surtout de la réponse qu'elle leur donne qui est identique à ce que ma mère a déjà répondu à ce commentaire: Ce n'est pas un gâteau qu'on a fait! C'est un petit bébé! Une petite vie qui est partie...
vendredi 8 août 2008
Échographie de routine - 19 semaines
Mardi matin, à 8h45, nous avions rendez-vous pour l'échographie de routine. La marraine, ma soeur, nous accompagnait, ainsi que ma mère. Elles ont assisté à l'écho à tour de rôle. Ma soeur semblait très émue d'avoir rencontrer son/sa filleul/e live comme ça et était bien impressionnée de voir bébé bouger autant!
En effet, bébé est tout un acrobate! La radiologiste avait bien de la difficulté à prendre ses mesures : tourne d’un bord, tourne de l’autre, une pirouette ici, un 360° là… Tellement que ce fût bien long prendre toutes les mesures et comme elle ne disait rien, on commençait à s'inquiéter. Ça faisait un peu flashback pas très agréable. Mais, tout est ok! À notre grand soulagement.
Comme vous pouvez le voir sur les photos, bébé avait la tête carrément sur le placenta! On dirait que ça lui sert d’oreiller, tiens!
Parlant de placenta, il sera à vérifier à 32 semaines puisqu'il est bas; à 1 cm seulement de mon col. Il est fort probable qu'il remonte au fur et à mesure que la grossesse avance, mais ce sera quand même à vérifier, en souhaitant qu'il ne sera pas previa, mais si ce n'est que ça... tant pis!
Photo 1 : Un beau petit profil la face dans le placenta (juste en haut de sa tête et son corps donc la photo est à l'envers puisque le placenta est en bas, presque sur le col)
Photo 2: Dans le bon sens cette fois, la tête sur l'oreiller...
Photo 3: Si je ne me trompe pas ici, bébé a vraiment changer de côté de la tête au pied! Le placenta semble être à droite encore, non?
Photo 5: Sa main droite.
Photo 6 : Ses petits pieds! ...Qui ont l'air aussi grands que ceux de son papa et de sa grande soeur!nous attendons…
UNE PETITE FILLE!
samedi 26 juillet 2008
Y'a jamais rien qui arrive pour rien!
Mais peut-être y croyez-vous et que le fait que je m’en insurge vous révolte? Car, il est vrai que je connais des gens que cela console d’y croire… Que rien n’arrive pour rien, donc que ce qui leur arrive, aussi pénible que ce soit, sera explicable dans un avenir plus ou moins rapproché et sera probablement justifié par un bonheur compensatoire. Certaines gens s’accrochent à cela pour adoucir leur déception ou leur douleur du moment.
Mais moi, si je prends la peine d’en parler ici, c’est bien entendu parce que je considère cela comme de la psychologie à 5 cents (merci Lucy!)! Y’a rien qui arrive pour rien… Vous manquez votre autobus? Votre premier rendez-vous galant est annulé de dernière minute sous prétextes un peu louche? Vous vous tordez le poignet avant un match de badminton important? Ok, peut-être qu’il vous arrivera quelque chose relié de près ou de loin à tout cela qui vous fera croire que y’a rien qui arrive pour rien. Il est vrai que parfois, le hasard, dans de telles situations, fait bien les choses. Mais de grâce, ne me dites pas, suite à la mort de mon enfant, qu’il n’y a rien qui arrive pour rien! Ne me dites pas qu’il y a une raison ou un sens à tout ça! C’est arrivé, c’est inexplicable, ça fait partie de la vie POINT.
Non, cela ne fera pas de moi une meilleure personne! Et si c’était le cas, je crois que le malheur aurait pu frapper chez certaines personnes qui ont bien plus besoin de cheminer dans la vie que moi! Je crois, bien humblement, que je n’étais pas si mal avant et que question drame et épreuve, j’avais donné… et cheminé! J’ai toujours été plus que touchée par le malheur des autres et j’ai toujours savouré chaque bonheur que la vie m’apportait. Je ne vous dit pas le nombre de fois, pendant ces 9 merveilleux mois, que nous nous sommes trouvés si chanceux Vincent et moi de vivre une si belle grossesse! Nous avons toujours été reconnaissants envers la vie de ce qu’elle nous donnait, entre autre de la chance de s’être rencontré!
Apprendre que la vie est fragile? Ça va, j’avais déjà donné ça aussi.
Il n’y a plus grand-chose de naturel chez l’homme; même la conception aujourd’hui est programmée et planifiée. Je ne m’en plains pas du tout; nous avons cette chance aujourd’hui d’avoir les moyens de contraception, les tests d’ovulation, les hormones de stimulation ovarienne, les inséminations et les FIV… Non, je ne saute pas du coq à l’âne, même si j’en ai bien l’air. Pourquoi j’en parle? Simplement parce que nous semblons parfois oublier que nous n’avons pas le contrôle sur tout. La nature suit son cours, que nous le voulions ou non. De tous les temps, il y a eu des fausse-couches, des bébés mort-nés, des bébés qui meurent sans raison (aujourd’hui les médecins appellent cela « Mort subite du nourrisson », ce qui selon moi est un beau diagnostic qui veut juste dire « on ne sait pas ce qui s’est passé! »), des enfants malades, etc. Ça arrive, c’est tout. Et ça arrive pour rien, gratuitement, comme ça, au gré du hasard et des probabilités. C’est la nature qui veut ça. Je n’ai pas été choisie sous la loi non-écrite du « y’a rien qui arrive pour rien ». Ce n’est pas pour m’apprendre quelque chose à moi, ce n’est pas pour que je grandisse de cette épreuve. Tant mieux si j’arrive à le faire malgré toutes les souffrances, mais ne me dites plus que y’a rien qui arrive pour rien!
Les probabilités… l’Homme les a déjouées avec de merveilleuses découvertes médicales. Les chances que le malheur nous tombe dessus lors d’une grossesse ont diminuées avec le suivi étroit que nous avons de nos jours, les échographies et les diagnostics précoces, mais elles n’ont pas été anéanties! Et comme je ne crois pas qu’il y ait bien de la recherche qui se fasse pour trouver pourquoi nos petits bébés meurent sans raisons alors qu’ils sont bien au chaud dans notre ventre et que nous les croyons à l’abri de tout danger, eh bien… il va toujours y en avoir des chances que ça arrive! À ma grande tristesse et…pour RIEN!


