lundi 30 novembre 2009
Émission sur le deuil périnatal - 2 filles le matin
C'est avec fierté que nous vous rappelons d'écouter l'émission 2 Filles le matin du mardi 1er décembre sur les ondes de TVA ou via Internet. Mélanie Ménard et Isabelle Racicot recevront notre porte-parole, Mélanie Gagné, pour une émission entièrement consacrée au deuil périnatal. Également, vous aurez l'occasion d'entendre le chanteur Étienne Drapeau, nouveau collaborateur de l'Association, nous interpréter sa chanson ¨Ma promesse¨.
Bon visionnement!
L'équipe de l'Association Parents Orphelins.
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Parents Orphelins, l'Association québécoise des parents vivant un deuil périnatal
815 Henri-Bourassa Est
Montréal, Qc
H2C 1E7
Tél.: (514) 686-4880
www.parentsorphelins.org
info@parentsorphelins.org
dimanche 24 mai 2009
Supportez la cause du deuil périnatal...
Parents Orphelins est un nouvel organisme qui vient en aide aux parents qui vivent un deuil périnatal. J'y suis impliquée depuis déjà 1 an et je vous invite à venir nous supporter via facebook en vous joignant à la cause "Sensibilisation au deuil périnatal" que vous pouvez retrouver sur cette page: http://apps.facebook.com/causes/246746/9301699?m=6d54c0aa
Une initiative de l'Association Parents Orphelins, Positions:
- - Faire connaitre et reconnaitre le deuil périnatal au Québec
- - Regrouper les sympathisants à la cause
- - Faire connaitre l'Association aux parents endeuillés
Chaque année au Québec, plusieurs centaines de parents devront dire adieu à leur bébé, décédé durant la grossesse, en cours d'accouchement ou dans les heures, jours ou semaines suivant sa naissance. Les parents et leurs proches vivront alors ce qui est appelé un deuil périnatal.
Les parents endeuillés vivront souvent beaucoup de peine qui n'est pas mesurable à l'âge qu'avait leur enfant, mais à la grandeur de leur rêve. Lorsqu'un bébé décède c'est toute une vie qui ne sera jamais vécue et malgré les autres enfants qui pourront naître par la suite, les parents qui ont vécu un deuil périnatal seront pour toujours orphelins de celui ou ceux qu'ils auront perdus.
Beaucoup de tabous entourent encore cette réalité, l'Association Parents Orphelins souhaite donc faire connaître à la population québécoise la cause du deuil périnatal et ainsi contrer l'isolement des parents qui y sont confrontés.
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L'ASSOCIATION PARENTS ORPHELINS EN BREF
Parents Orphelins, l'Association québécoise des parents vivant un deuil périnatal, est un organisme sans but lucratif enregistré depuis septembre 2008, administré par et pour des parents qui vivent un deuil périnatal.
La mission de l'Association:
Nous sommes des parents ayant vécu le décès d'un bébé qui voulons aider d'autres parents à passer à travers cette difficile épreuve.
Comment aider?
Il est actuellement impossible de faire un don à l'Association via Facebook, toutefois il est possible de le faire par la poste. Devenir bénévole est également une manière d'aider l'Association Parents Orphelins.
Sur facebook:
Notre groupe Facebook: Parents Orphelins, l'Association québécoise des parents vivant un deuil périnatal
Notre cause Facebook: Sensibilisation à la cause du deuil périnatal au Québec
Pour obtenir plus de renseignements, visitez notre site Internet au www.parentsorphelins.org ou écrivez-nous à l'adresse suivante: info@parentsorphelins.org
lundi 6 avril 2009
La pire insulte
Dernièrement, j’ai eu à discuter du décès in utero de ma première fille avec une personne que je ne connaissais pas. Elle se renseignait, tout simplement, et ça ne me gênait pas. Ça me fait toujours un certain bien de parler de ma grande fille et rares sont les occasions.
Comme la cause du décès demeure un mystère à ce jour (et ça ne changera sans doute jamais), ça engendre une certaine crainte aux gens qui apprennent que c’est possible encore, de nos jours, de perdre des bébés sans antécédents médicaux et sans prévenir. Normal. Ça veut dire que ça peut arriver à n’importe qui…
Mais personne ne veut que ça puisse arriver à n’importe qui. Surtout : personne ne veut que ça leur arrive à eux! Normal.
Ce qui est moins normal, c’est qu’on insinue que j’aie pu faire quelque chose qui aurait provoqué le décès de ma fille. Que moi, mes gestes, mes actions, puissent être à l’origine de sa mort. Car cette personne, elle m’a demandé carrément : « Est-ce que ça pourrait être quelque chose que tu as fais? »
NON! Non… ce n’est pas quelque chose que j’ai fait! Mais qu’est-ce que j’aurais pu faire, à 39 semaines de grossesse, pour que mon petit bébé meure dans mon ventre? Me droguer? M’auto-administrer des coups de massue dans le bide? J’ai reçu cette question comme une gifle en plein visage! Paf! Et j’ai figé. Comme une idiote, je me suis défendue : « Non, je n’ai rien fait… ». J’avais l’impression de la dévisager, mais peut-être pas assez.
Rien ne pourrait m’insulter plus! Insinuer que j’aurais pu ne pas prendre soin de ma belle Lili-Jeanne bien au chaud dans mon bedon… quelle insulte! Elle ne me connaissait pas, je le répète, donc elle ne sait pas comment j’étais enceinte, j’en conçois. Mais, de quel droit elle suggère que j’aie pu être assez idiote pour faire quelque chose de mortel à mon enfant à naître?
Ensuite, compatissante, elle s’est rachetée en me disant que ça avait dû être bien stressant la grossesse suivante. Oui, en effet… Mais aussitôt, elle est revenue à la charge avec : « Ouais pis c’est pas comme si t’avais fait quelque chose et que tu pourrais te dire que tu ne le referas plus! »
Eille! Je n’ai pas raté ma recette en mettant du lait au lieu de la crème! Mon bébé est mort dans mon ventre! Un peu de délicatesse s’il-vous-plaît…
Ça me fait réaliser l’ampleur du tabou qui entoure le deuil périnatal. Je ne peux m’empêcher de me dire que elle, elle a osé dire tout haut ce que bien des gens, tristement, pensent; que ceux qui perdent leurs bébés, c’est qu’ils ont fait quelque chose pour que ça arrive. Et que eux, ça ne leur arrivera pas parce qu’ils font attention…
(N.B. Je ne suis pas alarmiste; je ne vous dis pas que ça peut vous arriver; simplement que ça m’est arrivé, sans raison…)
mercredi 15 octobre 2008
samedi 4 octobre 2008
Fête des Anges - Oratoire St-Joseph
Voici quelques photos, j'ai besoin de décanter tout ça avant de vous revenir avec un texte plus élaboré sur cette journée en l'honneur de notre Lili-Jeanne.

mercredi 10 septembre 2008
Susceptibilité d'une maman en deuil
Parfois, je m’en veux d’être devenue aussi amère… ou susceptible, ou je ne sais trop quoi! Et ce n’est pas une question d’hormones! Du moins je ne crois pas… Je vous explique :
Je trouve cela bien difficile les gens qui se plaignent pour des riens! J’aurais la réplique facile. Heureusement, jusqu’à maintenant, j’arrive à me maintenir et à garder pour moi ce que j’aurais envie de crier, mais, ça devient lourd parfois…
Par exemple, une amie qui vient d’accoucher se plaint qu’elle a mal à ses points. Je n’ai qu’une envie et c’est de lui répondre : « Ça pourrait être pire! Tes points pourraient te faire souffrir sans que tu aies ton enfant dans tes bras pour te rappeler à quel point cela en vaut la peine de souffrir un peu! ». Mais, ce serait ridicule! Elle ne mérite pas que je déverse ma souffrance sur elle. Et après tout, c’est vrai que ça fait mal!
Une autre se plaint qu’elle ne dort pas de la nuit à cause des pleurs et des cris de son bébé… alors que moi, ce qui m’empêche de dormir, c’est l’angoisse que le bébé que j’attends ne pleure pas à la naissance. Ce sont les souvenirs de sa grande sœur et son silence depuis les (presque) 11 derniers mois.
À mon cours de yoga jeudi dernier, les filles qui sont à leur 2e grossesse, comme moi, étaient dont contentes de pouvoir prendre un break de leur premier enfant le temps d’une soirée. C’est normal me direz-vous… et je vous crois! Mais moi, ça m’a tordu le cœur.
Et que dire de celles qui se plaignent que 2 grossesses rapprochées, c’est difficile…surtout parce que tu en as un autre à t’occuper! Je vous laisse imaginer combien c’est difficile quand le premier n’est justement pas là pour vous occuper. Quand cela fait 2 ans que vous êtes seule à la maison à attendre la venue d’un enfant, puis d’un deuxième. Que l’angoisse vous guette à chaque jour parce que vous ne savez pas l’issue de cette deuxième grossesse, que la confiance en la vie n’y est plus, mais que vous essayez quand même d’y croire.
Et cette autre fois, à mon cours d’aquaforme : lorsque je terminais, c’était les mamans qui arrivaient avec leurs petits pour l’aqua-maman. Ça aussi, ça me torturait parce que je me disais que c’est dans ce groupe-là que je devais être (et même probablement dans les 2 groupes puisque nous voulions des enfants rapprochés). Et voilà que j’entends une des mamans qui, me regardant, dit à sa copine : « Ah! Qu’elles sont chanceuses avec leur bedaine! ». Ça m’a saisie. Et pourtant, elle a raison : je suis chanceuse d’être enceinte! Mais, comme la magie n’y est plus et que bédaine n’égale plus bébé dans 9 mois pour moi, ce genre de remarque me glace. Mais, comment lui en vouloir? Je suis certaine que moi aussi, malgré le stress qu’elle implique, la bedaine me manquera un jour…
Et après tout ça, je me demande : « Et moi? Puis-je me plaindre? » Me plaindre des maux de dos et de quasiment partout ailleurs parce que, justement, je vis 2 grossesses rapprochées et qu’effectivement, la 2e est beaucoup plus difficile. Surtout lorsque l’on n’a pas eu le temps de se remettre un peu en forme entre les deux. Pourrai-je me plaindre lorsque je ne dormirai pas de la nuit parce que mon bébé aura besoin de moi? C’est ce que je souhaite le plus au monde, alors comment pourrai-je m’en plaindre si je suis à bout? Parce que, même si c’est ce que je souhaite, je sais que ce n’est pas toujours facile et je n’idéalise pas la venue de ma petite acrobate. Mais je suis tellement sensible aux plaintes des autres, oserai-je me permettre de me plaindre?
jeudi 14 août 2008
Perdre son bébé -Témoignage vidéo
"En France, on estime que le décès périnatal, qui survient en fin de grossesse, à la naissance ou dans les jours qui suivent, concerne encore 6,4 enfants pour 1 000.
Malgré les grands progrès réalisés en matière de sécurité lors de l'accouchement, certains accidents, souvent inexpliqués, continuent de coûter la vie à des bébés.
Chaque année, 350 enfants décèdent de mort subite du nourrisson. Même si ce chiffre a considérablement baissé ces dix dernières années, grâce à la prévention - et en particulier au conseil de coucher les bébés sur le dos -, ce syndrome reste la première cause de mortalité entre un mois et un an.
Pour les parents, la souffrance de perdre un bébé attendu pendant des mois est extrême et difficile à partager. Comment les parents vivent-ils cette épreuve ? Pourquoi est-ce si important pour eux que soit reconnu l'existence de l'enfant disparu ? Comment en parler à ses frères et sœurs ?
Comment améliorer encore la prévention ? A-t-on identifié toutes les causes de la mort subite du nourrisson ? Quelle aide est apportée aux familles qui sont frappées par ce drame imprévisible ?"
http://www.dailymotion.com/video/xk0h2_perdre-son-bebe
Ma réaction: J'ai d'abord eu peur de pleurer tout le long du visionnement (moins de 7 minutes), mais après le choc de ma douleur qui remontait, ça s'est estompé et j'ai écouter le reste avec un certain réconfort. Je pourrais utiliser exactement tous les mêmes mots que cette maman. J'ai été sous le choc de l'entendre parler des gens qui disent: "vous allez vous reprendre!" (c'est vrai qu'on l'entend malheureusement trop souvent), mais surtout de la réponse qu'elle leur donne qui est identique à ce que ma mère a déjà répondu à ce commentaire: Ce n'est pas un gâteau qu'on a fait! C'est un petit bébé! Une petite vie qui est partie...