jeudi 15 octobre 2009
2 ans pour mon bel ange au ciel
Même si je me suis retiré du CA il y a quelques mois, je ne peux m'empêcher de ressentir une grande fierté quand je vois le résultat! Une association fabuleuse qui regroupe des mamans merveilleuses qui savent s'entraider afin de surmonter la douleur inommable que nous avons toutes vécues. Plusieurs sont devenues des amies précieuses et m'ont beaucoup aider à cheminer dans mon deuil. Je leur dois un énorme MERCI!
2 ans; je tente d'imaginer de quoi aurait l'air ma fille, ce qu'elle ferait aujourd'hui, les beaux moments que nous aurions vécus ensemble. 2 ans... 2 ans qu'elle nous manque!
Samedi prochain, le 17 octobre, nous irons envoyer un beau ballon rose à notre grande fille et un ballon blanc au petit jumeau d'Anaève.
dimanche 1 mars 2009
Vole...
dimanche 5 octobre 2008
Retour sur la Fête des Anges
Samedi matin… on se dirige vers l’Oratoire St-Joseph. Je n’y suis jamais allée, mais aujourd’hui, c’est une occasion bien spéciale; c’est la Fête des Anges.
...Qu’est-ce que la Fête des Anges?
Sur le site du CSDP (Centre de soutien au deuil périnatal) on retrouve ceci : « La fête des anges est une journée toute spéciale organisée par des parents bénévoles endeuillés au quatre coins de la province du Québec et dans certains autres pays comme la France. Cette activité vise un partage et un recueillement pour tous les parents endeuillés d'un bébé décédé durant la période périnatale. Ainsi, elle est un rituel important qui encourage la réflexion quant à la mort d'un enfant dans notre vie. »
Lors de cette Fête, je vous dirais que le moment fort est l’envolée de ballon. Ballon rose pour la perte d’une petite fille, ballon bleu pour la perte d’un petit garçon, ballon blanc lorsque le sexe est inconnu (comme lors d’une fausse-couche où le développement du fœtus n’est pas assez avancé pour le déterminer) et ballon jaune pour les accompagnateurs. Après la cérémonie très touchante au cours de laquelle nous avons écouté les témoignages d’une maman qui a perdu un bébé et du prêtre qui a perdu une soeur, ainsi que le mot de l’organisatrice pour la région de Montréal, Valérie Dorion, nous nous sommes tous retrouvés sur le balcon, notre ou nos ballons en mains.
Vincent et moi avions 2 ballons; un ballon rose pour notre belle Lili-Jeanne et un ballon blanc pour notre petit jumeau étoile filante. Je n’étais pas nerveuse, ni trop émotive depuis mon arrivée à l’Oratoire. Depuis le début, je voyais cette journée comme une belle occasion de souligner le passage de notre fille dans nos vies et de pouvoir parler d’elle avec d’autres parents qui ont vécu ce drame de perdre un bébé. L’occasion de revoir ces couples qui sont devenus nos amis et nous souvenir tous ensemble de nos enfants, souligner leurs courtes existences. Ce fût bel et bien le cas et cela nous a fait beaucoup de bien. Mais, lorsque le décompte s’est terminé et qu’il a fallu lâcher nos ballons, j’ai tenu les ficelles une bonne milli seconde de plus que Vincent… J’ai regardé les ballons s’envoler d’abord sereine. Celui de Lili-Jeanne montait plus rapidement que le petit ballon blanc. Nous les avions attachés ensemble pour qu’ils fassent leur envolée côte à côte. Vincent a sourit et a dit : « Lili-Jeanne traîne son petit frère! » …Eh oui; nous sommes convaincus que le petit jumeau était un petit garçon! Probablement juste à cause du jeu de l’aiguille, mais c’est comme ça! Puis, la vague d’émotions m’a envahie. Reste que cette envolée de ballon a une signification particulière : « la/le laisser partir ». Alors de voir ces petits ballons s’élever toujours plus haut dans les airs, ça ravive la douleur, ça ramène en arrière. Mais, croyez-le ou non, après le flot de larmes, ça fait du bien! On se sent alors si proche de notre fille! On sent sa présence plus forte.
Du côté du Saguenay, ma famille a aussi eu la chance d’envoyer leurs ballons. En effet, pour la première fois cette année, il y a eu une Fête des Anges à Chicoutimi. Mes parents y étaient, en compagnie de mes 2 grands-mères et d’une tante. La mère de mon père ayant, elle aussi, perdue une fille à la naissance en 1956, a pu lui envoyer un beau ballon vers le ciel. Ce geste me touche beaucoup puisque le deuil d’un bébé était encore moins reconnu à l’époque qu’il ne peut l’être aujourd’hui. Je remercie donc Mélyssa Gravel, l’organisatrice de cette journée spéciale au Saguenay, ainsi que les membres de ma famille qui y ont participé.
Fête des Anges de Saguenay
Voici également le lien pour visionner le reportage qui a été diffusé sur LCN la veille de l'évènement: http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2008/10/20081004-172939.html
samedi 26 juillet 2008
Y'a jamais rien qui arrive pour rien!
Mais peut-être y croyez-vous et que le fait que je m’en insurge vous révolte? Car, il est vrai que je connais des gens que cela console d’y croire… Que rien n’arrive pour rien, donc que ce qui leur arrive, aussi pénible que ce soit, sera explicable dans un avenir plus ou moins rapproché et sera probablement justifié par un bonheur compensatoire. Certaines gens s’accrochent à cela pour adoucir leur déception ou leur douleur du moment.
Mais moi, si je prends la peine d’en parler ici, c’est bien entendu parce que je considère cela comme de la psychologie à 5 cents (merci Lucy!)! Y’a rien qui arrive pour rien… Vous manquez votre autobus? Votre premier rendez-vous galant est annulé de dernière minute sous prétextes un peu louche? Vous vous tordez le poignet avant un match de badminton important? Ok, peut-être qu’il vous arrivera quelque chose relié de près ou de loin à tout cela qui vous fera croire que y’a rien qui arrive pour rien. Il est vrai que parfois, le hasard, dans de telles situations, fait bien les choses. Mais de grâce, ne me dites pas, suite à la mort de mon enfant, qu’il n’y a rien qui arrive pour rien! Ne me dites pas qu’il y a une raison ou un sens à tout ça! C’est arrivé, c’est inexplicable, ça fait partie de la vie POINT.
Non, cela ne fera pas de moi une meilleure personne! Et si c’était le cas, je crois que le malheur aurait pu frapper chez certaines personnes qui ont bien plus besoin de cheminer dans la vie que moi! Je crois, bien humblement, que je n’étais pas si mal avant et que question drame et épreuve, j’avais donné… et cheminé! J’ai toujours été plus que touchée par le malheur des autres et j’ai toujours savouré chaque bonheur que la vie m’apportait. Je ne vous dit pas le nombre de fois, pendant ces 9 merveilleux mois, que nous nous sommes trouvés si chanceux Vincent et moi de vivre une si belle grossesse! Nous avons toujours été reconnaissants envers la vie de ce qu’elle nous donnait, entre autre de la chance de s’être rencontré!
Apprendre que la vie est fragile? Ça va, j’avais déjà donné ça aussi.
Il n’y a plus grand-chose de naturel chez l’homme; même la conception aujourd’hui est programmée et planifiée. Je ne m’en plains pas du tout; nous avons cette chance aujourd’hui d’avoir les moyens de contraception, les tests d’ovulation, les hormones de stimulation ovarienne, les inséminations et les FIV… Non, je ne saute pas du coq à l’âne, même si j’en ai bien l’air. Pourquoi j’en parle? Simplement parce que nous semblons parfois oublier que nous n’avons pas le contrôle sur tout. La nature suit son cours, que nous le voulions ou non. De tous les temps, il y a eu des fausse-couches, des bébés mort-nés, des bébés qui meurent sans raison (aujourd’hui les médecins appellent cela « Mort subite du nourrisson », ce qui selon moi est un beau diagnostic qui veut juste dire « on ne sait pas ce qui s’est passé! »), des enfants malades, etc. Ça arrive, c’est tout. Et ça arrive pour rien, gratuitement, comme ça, au gré du hasard et des probabilités. C’est la nature qui veut ça. Je n’ai pas été choisie sous la loi non-écrite du « y’a rien qui arrive pour rien ». Ce n’est pas pour m’apprendre quelque chose à moi, ce n’est pas pour que je grandisse de cette épreuve. Tant mieux si j’arrive à le faire malgré toutes les souffrances, mais ne me dites plus que y’a rien qui arrive pour rien!
Les probabilités… l’Homme les a déjouées avec de merveilleuses découvertes médicales. Les chances que le malheur nous tombe dessus lors d’une grossesse ont diminuées avec le suivi étroit que nous avons de nos jours, les échographies et les diagnostics précoces, mais elles n’ont pas été anéanties! Et comme je ne crois pas qu’il y ait bien de la recherche qui se fasse pour trouver pourquoi nos petits bébés meurent sans raisons alors qu’ils sont bien au chaud dans notre ventre et que nous les croyons à l’abri de tout danger, eh bien… il va toujours y en avoir des chances que ça arrive! À ma grande tristesse et…pour RIEN!
dimanche 15 juin 2008
8 mois
C'est aussi ton anniversaire; tu aurais 8 mois! Comme tu serais grande! Tu nous manques à chaque jour qui passe. Oui, le temps nous aide à apprivoiser ton absence physique, mais le temps nous ramène toujours à ces belles journées que nous avions imaginé passer avec toi...
Quand je vais voir ton papa faire du parachute, tu n'es pas là, dans ta belle poussette orange, comme nous l'avions tant de fois imaginé l'année dernière. Quand je me baigne dans ma belle grande piscine, tu n'es pas avec moi pour patauger et rire aux éclats comme j'en avais si hâte quand je trempais ma grosse bedaine l'année dernière en te promettant que nous nous amuserions beaucoup dans la piscine l'été prochain. Nous irons à la plage cet été et tu n'auras pas la couche pleine de sable comme nous nous amusions à t'imaginer, nous ne pourrons pas faire ces belles photos que j'avais déjà en tête...
Tu as 8 mois aujourd’hui mon bel ange et je ne cesse de penser à toi. Parfois, quand tu me manques, je relis l’histoire de ta naissance et je me sens un peu plus proche de toi…
vendredi 13 juin 2008
Un article sur le deuil périnatal dans La Presse
Dernièrement, une journaliste de La Presse m'a contactée suite à la lecture de mon blogue! Elle préparait un reportage sur le deuil périnatal et souhaitait me rencontrer car elle a été très touchée par le récit de la naissance de ma fille. Nous l’avons rencontré Vincent et moi et nous lui avons raconté ce qui s'est passé. Je ne sais pas précisément ce qu'il y aura d'autre que notre histoire dans cet article, mais je vous invite à vous en procurer une copie, et à me faire part de vos commentaires! Le reportage sera publié dans le cahier Le Plus ce dimanche le 15 juin.
J’étais très enthousiaste lorsqu’elle m’a contactée car je trouve que c'est une très belle tribune pour parler de ma fille et des difficultés, des peines et de l'isolement que vivent les parents en deuil. C’est une autre belle façon de rendre hommage à ma fille et j’espère que cela pourra aider d'autres parents qui vivent un tel deuil, ainsi que leur entourage.
Aussi, j’étais agréablement surprise qu’une journaliste s’intéresse au deuil périnatal car bien des gens sont dans l'ignorance que de tels évènements se produisent encore en 2008 et cela contribue au tabou et à l’isolement qui entourent le deuil périnatal.
J’ai bien hâte de lire cet article!
jeudi 5 juin 2008
15 octobre - Pregnancy and Infant Loss Remembrance Day
Pour celles qui comprennent moins bien l'anglais, en gros ça dit qu'il y a une femme en Ontario qui avait fait des démarches auprès du gouvernement pour officialiser une journée "Jour de sensibilisation au deuil périnatal" (traduction libre!) et son projet a été approuvé! Et quelle coïncidence pour moi; la journée choisie est le 15 octobre, date de naissance de mon ange...
Alors fidèle à mes habitudes, je fais quelques recherches sur le net et voilà que je découvre que le 15 octobre est officiellement la journée "Pregnancy and Infant Loss Remembrance Day"... bon à savoir!
mercredi 28 mai 2008
On se relève!
Sinon ça va bien, la grossesse se passe bien. Je suis déjà dans ma 10e semaine. Il nous reste 6 mois et demi à patienter (my god! Que ça va être long…) puisque je serai à 38 semaines le 15 décembre, donc je devrais être provoquée autour de cette date.
Pour ce qui est du 2e (ou le premier, allez savoir qui était là en premier!) petit bébé espoir qui nous a quitté sans le faire puisqu’il est toujours dans mon ventre, nous avons eu beaucoup de peine, nous avons reçu ça en pleine figure, un choc quoi! Il faut dire que pour nous, avoir des jumeaux aurait été un gros cadeau, une immense joie! C’est quelque chose que nous avions envisagé… à voir les jumelles (mes mini-cousines), on se disait que… « Ça donne le goût d’en avoir! ». Puis, avec le clomid, on en avait parlé plus sérieusement puisque ça augmentait les probabilités, mais ça ne nous faisait pas peur. Nous savions ce que ça implique car nous avons vu les parents des jumelles à l’œuvre et on sait que c’est difficile, qu’il faut être très organisés et pas paresseux pour une miette! Mais c’est tellement beau de les voir, de voir leur complicité. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’on se disait que si nous n’avions pas le bonheur d’avoir des jumeaux, au moins, nous aurions des enfants rapprochés. Nous visions 6 à 9 mois entre les 2 grossesses! Maintenant, ces projets sont un peu compromis car je ne suis pas certaine que je serai prête à me lancer dans une 3e grossesse aussi rapidement après celle-ci. Mais bon, on verra rendu là!
Mais le plus difficile a été les commentaires de bien des gens. Car bien sûr, pour la plupart des gens, des jumeaux, c’est de l’ouvrage! Alors c’est bien mieux un seul! Comme si nous devions remercier le ciel que l’autre ait cessé son développement. Et je ne vous étonnerai sans doute pas si je vous dis que ma docteure a eu exactement ce type de réaction… Malgré le fait que je lui ai dit que nous avions de la peine que ce petit bébé ait cessé de se développer, elle s’est lancée dans les « Des jumeaux, il peut y avoir des complications, c’est des grossesses à risque, c’est bien mieux comme ça! » Et si ça n’avait été que cela. Mais non, elle ajoute (en abrégé parce qu’elle m’a radotté pendant au moins 10 minutes tous les désavantages potentiels à attendre des jumeaux) :
- C’est bien beau dans la rue des jumeaux, mais tu n’as aucune idée de ce que ça implique!
- Euh… oui je m’en doute beaucoup, j’en ai dans ma famille!
- Le diabète de grossesse, et puis les risques de prématurité… tu imagines te retrouver avec 2 bébés prématurés nés à 28 semaines?
- Oui, je sais que ça arrive et que c’est pas évident… une bonne amie à moi a eu ses jumelles à 28 semaines… (D’ailleurs, elles vont très bien aujourd’hui!)
- Et puis tsé, ce qui t’es arrivé, c’est exceptionnel. C’est très rare que ça arrive. Quand ça arrive, on cherche pourquoi, on se questionne, on ne comprend pas. Mais quand c’est des jumeaux, ça arrive très souvent!
WWWOOOOO!!! Pousse, mais pousse égal. Non mais, encore une fois, elle a cru que j’allais gober tout ce qu’elle me racontait ou quoi? Parce qu’elle est médecin elle est toujours convaincue que je vais croire tout ce qu’elle me dit? Je ne suis pas une ignorante; j’ai une certaine base en bio et je me renseigne! J’ai rencontré une maman de jumeaux dont l’un des enfants est décédé in utero à terme et je suis certaine qu’aucun médecin ne lui a dit que c’était banal! Des complications, je veux bien, mais de là à banaliser un décès in utero à terme sous prétexte que c’est un jumeau, elle exagère! Un petit bébé en santé qui grandit bien et qui décède à terme dans le ventre de sa mère sans aucune explication, c'est un choc pour tout le monde! Que ce soit une grossesse unique ou gémellaire! N’en pouvant plus, j’ai dû la couper avec un « Ça va là, je ne les ai pas de toute façon les jumeaux! »… un autre rendez-vous d’une agréabilité impeccable! Y a-t-il un médecin dans la salle?
Et puis, j’aurais dû compter le nombre de fois qu’on s’est fait dire de s’accrocher à celui qui est vivant! Mais oui, mais oui… c’est ce qu’on fait! Mais de se faire répéter ça à tour de bras, c’est comme nous enlever le droit d’être tristes. Après tout, j’ai fait une fausse-couche! Mais, comme il y avait 2 petits bébés, je ne l’ai pas perdu avec les pertes de sang et tout. Il est encore au chaud, dans mon ventre et d’après ce que le médecin m’a dit à l’écho, il va peut-être y rester jusqu’à l’accouchement, ou bien se « résorber », ou bien se détacher et me donner des saignements. J’espère que cette dernière possibilité de ne produira pas. Ça me rendrait extrêmement nerveuse pour l’autre petit bébé. Car… Ben oui! On s’accroche à celui-là! On va l’aimer toute sa LONGUE vie ce petit bébé (je l’espère!!) alors avions-nous le droit d’être tristes pour son petit jumeau pendant quelques jours? Merci.
Une amie bloggeuse m’a fourni l’adresse d’une autre bloggeuse (entre bloggeuses faut bien s’aider – merci Cindy!) qui a vécu une histoire semblable. La voici pour ceux que ça intéresse :
http://imperatricezabeille.blogspot.com/2008/03/je-ne-pouvais-pas-comprendre.html
Et comme elle en est rendue à 22 semaines et que tout va bien, c’est encourageant pour l’avenir de mon petit bébé. J’ai aussi eu des témoignages d’autres mamans qui ont vécu cela sur le site des Nos Petits Anges au Paradis et leurs petits bébés se portent bien… Ouf!
dimanche 11 mai 2008
En cette Fête des Mères...
Me glissant au creux du ventre de celle qui m'as tant désiré
Je ressens déjà son amour, le bonheur que je lui ai procuré
J'entends son coeur qui bat, cette douce mélodie qui me berce
Je sens la chaleur de ses mains, la tendreté de ses caresses
Elle me parle, me dit combien elle m'aime
Moi aussi maman, tu ne peux t'imaginer à quel point je t'aime
Me voilà, simplement qu'un infime petit être
Un être qui grandit de jour en jour et qui n'attend qu'a naître
Mais que se passe-t-il? Que m'arrive-t-il?
Moi qui était tellement bien, en sécurité, enveloppé
Pourquoi me retire-t-on de ce nid qui m'était offert?
Pourquoi m'enlève-t-on la chance de vivre sur cette terre?
Je ne sais pas ou je me dirige, où je m'en vais
Je ne comprends ce qui m'arrive, ce que j'ai fait
Maman, je voulais tellement vivre et dans tes bras m'y retrouver
Je ne t'ai que trop peu connu, mais tellement aimé
Défilant devant la lune et les étoiles, je survole maintenant cette terre
Côtoyant les nuages, je suis un petit ange dans cet immense univers
Regrettant de tout coeur le malheur que vit ma mère
Je ne cesse d'entendre sa voix qui m'appelle et qui m'espère
Arrêtant devant ma maison, je regarde à la fenêtre
C'est elle, qu'elle est belle, qu'elle est douce, elle était parfaite
Je l'entend qui m'appelle, je ressens tellement son amour maternel
J'entends ses prières, je l'entends supplier le ciel
Maman, j'aimerais terriblement mettre un baume sur ton coeur
Le soulager, car il est tellement meurtri par la douleur
Je désirerais sécher tes larmes et ne pas t'incomber ce malheur
Revoir seulement ton sourire, celui qui était remplis de bonheur
Je ne suis qu'un ange qui a seulement envie de se retrouver
Dans les bras celle qui m'était destinée
Mais ma vie, contre mon gré, en a décidé autrement
N'oublie jamais à quel point je t'ai aimé maman
Je serai toujours la et toujours je veillerai sur toi
Ne t'en fais pas, je suis bien, ne pleure pas
Au fil des jours, je serai à tes côtés, je t'épaulerai
Car n'oublie jamais, maman, un jour je te retrouverai...
lundi 28 avril 2008
Bébé naissant et hôpital - la suite...
Voici quelques photos de notre rencontre avec Akian;
Je vous l'avais dit que c'est un beau bébé!!!
lundi 21 avril 2008
Premier contact avec un bébé naissant
Je dois vous avouer que je n’aurais pas été prête à vivre une telle rencontre avec un petit bébé tout neuf d’autres amis. Enfin je croyais que ce serait trop difficile. Je pense que le fait que cette fière maman a vécu une épreuve très semblable à la mienne a facilité l’apprivoisement de mes craintes. Ce petit bébé, pour moi, c’est un si grand et si beau message d’espoir. J’ai rencontré mon amie Véronique au groupe de soutien. Nous avons commencé à nous côtoyer alors qu’elle en était environ à 6 mois de grossesse. Jamais son bedon arrondi ne m’a dérangé, contrairement à ceux que je rencontre parfois à l’épicerie ou ailleurs. En fait, je crois que tous les bedons de ceux que j’aime, c’est différent des bébés étrangers… c’est difficile à expliquer.
Elle a accouché au même hôpital que moi. L’idée de me retrouver sur l’étage de maternité où j’ai accouché ne m’enchantait guère, mais j’y ai vu une belle opportunité de briser mes peurs. Et puis comme ça, quand viendra le temps d’y aller pour le prochain bébé, la glace sera brisée! Quand le papa nous a appelé pour nous inviter à s’y rendre, je n’ai eu aucune hésitation; j’avais tellement hâte de voir ce petit bébé-là! Mais lorsque j’ai aperçu l’hôpital, un certain stress m’a envahi. J’avais l’impression d’avoir perdu le contrôle un peu. Je me sentais comme lorsque je sautais en parachute; quand j’étais dans l’avion et que je me disais « Mais qu’est-ce que je fais là? ». Nous sommes entré dans l’ascenseur, j’ai appuyé sur le 2. Les portes se sont ouvertes. Dès que je suis sortie de l’ascenseur, je me suis revue il y a 6 mois devant ces portes, les bras et le ventre vides et là, mes jambes m’ont lâchées. Je me suis accroché à mon chum, je lui ai fait un sourire sous-entendant « je suis capable! » et on est allés. Leur chambre était tout près de celle dans laquelle j’ai accouché. Je me sentais un peu étourdie, perdue. Je me suis laissé guider par mon chum.
Nous sommes entré doucement dans la chambre, avons féliciter les parents, puis je me suis approché du petit poupon. Wow! C’est réellement un magnifique bébé. Tout de suite, je me suis sentie attirée par ce bébé; un vrai aimant! Comme avant… J’avais remarqué que depuis la naissance de Lili-Jeanne, je n’osais plus m’approcher des bébés. J’avais tellement peur de ma réaction. Et instinctivement, ils m’attiraient moins. Je crois que je suis réparée! Hihi! Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai berçé, j’ai flatté ses petites joues et ses beaux petits cheveux, sentie son odeur de bébé neuf… Bien sûr, j’ai versé quelques larmes, mais même avant de perdre ma fille je pleurais à chaque fois que je voyais un petit bébé neuf. J’aimerais beaucoup remercier Véro et Sylvain pour votre générosité de nous avoir reçu comme ça dans votre chambre d’hôpital. Félicitations à vous 2 encore, votre bébé est magnifique!
En sortant de la chambre, nous nous sommes rendus au bout du corridor et nous avons arrêtés quelques instants devant la porte fermée de la chambre dans laquelle j’ai accouché. Nous l’avons regardé, observé le numéro, et j’ai eu l’impression de faire la paix avec l’endroit. J’ai senti la présence de ma fille et j’ai compris que je n’aurai pas de difficultés à retourner à cet hôpital pour les prochaines grossesses, contrairement à ce que je craignais. Et comme lors de mes atterrissage après avoir franchi la porte de l’avion : je suis très fière de moi!
mardi 15 avril 2008
6 mois, mon ange...
Une petite pensée pour toi mon petit ange, car aujourd'hui nous aurions célébrer tes 6 mois. Je tente si souvent de m'imaginer ton visage; comment tu aurais grandie, changée! Est-ce que tes cheveux auraient blondis comme nous le croyons? 6 mois... comme tu serais déjà grande! Tu me manques mon amour… Je t’aime!
mercredi 9 avril 2008
J'ai enfanté un ange
Depuis que je participe au groupe de soutien pour le deuil périnatal, que je lis les témoignages sur Nos Petits Anges au Paradis et que je parcours différents blogs, je constate que beaucoup de mamans dont le bébé est mort in utero disent qu’elles ont « donné la mort » plutôt que la vie. Cette phrase, la première fois que je l’ai entendue, elle m’a vraiment choquée. Cette façon d’exprimer ce que j’ai vécu ne m’avait jamais effleuré l’esprit et même après l’avoir entendu, je ne voulais pas me résigner à utiliser cette phrase qui sonne trop cruelle pour une mère, qui donne une certaine responsabilité qui ne m’appartient pas. Je me sens tellement impuissante devant la mort de ma fille, je ne peux me résoudre à simplifier ce qui s’est passé par cette courte phrase. En tant que maman de Lili-Jeanne, ce que je lui ai offert, c’est la vie. Et, comme toute les mères j’en suis certaine, j’espérais qu’elle soit longue et belle! La nature, le destin ou Dieu, appelez ça comme vous le voulez, a fait que lorsqu’elle est née, cette belle vie que je lui avais promise lui avait déjà été enlevée, mais ce n’est pas moi qui lui ai donné la mort!
Puis, je ne me souviens plus où (mais ça n’avait rien à voir avec le deuil périnatal), j’ai lu que chaque mère qui donne la vie à un enfant lui donne par le fait même la mort puisque c’est l’aboutissement ultime de toute vie. Ça m’a soulagé. Le fait de « donner la mort » ne revêtait alors plus le sens cruel et défaitiste que je lui ai attribué lorsque j’ai entendu une maman en deuil le dire. La mort elle-même devenait partie intégrante de la vie. Je le savais déjà, mais j’ai tendance à en faire abstraction. Tout le monde meurt, mais tout le monde a aussi la chance de vivre plus que 9 petits mois dans le ventre de sa maman… règle générale dont il existe malheureusement ô combien de tristes exceptions!
Dans son livre Marie-Kerguelen (que je recommande aux mamans en deuil), Gaëlle Brunetaud a écrit « J’ai enfanté un ange ». Je trouve cette façon de dire que notre enfant est décédé avant même de naître tellement plus jolie!
Alors voilà : j’ai enfanté un ange.
mardi 1 avril 2008
Comment on survit à la mort de notre enfant?
Il n'y pas de recette magique pour survivre au décès de son enfant. Comme l'a déjà répondu ma mère à quelqu'un de notre entourage: "Tu subis et c'est tout. T'essaies de survivre, tu fais ce que tu peux".
Ta vie change à tout jamais. Tu es transformée car une telle blessure laisse de profondes cicatrices. Chaque jour de ma vie j'aurai une pensée remplie d'amour pour ma fille. Chaque jour de ma vie elle me manquera. Chaque jour, aussi heureux sera-t-il, son absence me fera souffrir d'une certaine manière, même si doucement on apprivoise cette absence.
De continuer, ce n'est pas une question de force ou de courage. Enfin moi je ne le vois pas comme ça. C'est peut-être l'instinct maternel (et j'ajouterais paternel car mon chum a écrit un beau texte à ce sujet sur son blogue) qui nous incite à poursuivre en l'honneur de nos enfants, afin qu'ils soient fiers de nous. La force, on l'a découvert en même temps que la perte, c'est donc peut-être notre enfant qui nous la donne?
On n’a pas vraiment le choix. On réalise que nous n'avons pas le contrôle de grand chose dans la vie, que nous subissons et que nous faisons notre possible pour tenter d'être heureux malgré les épreuves, quelles qu'elles soient. Nos seuls choix sont celui de s'écraser et de se laisser mourir ou celui de se relever et de poursuivre nos projets de vie, de couple, au nom de nos enfants. Parfois, il m'arrive bien sûr de m'écraser, de pleurer et d'en vouloir à la vie. Il m'arrive de n'y voir aucun sens, de rager et de croire que jamais ça n'ira mieux. Mais à d'autres moments, ça va mieux. À d'autres moments, l'espoir que notre vie de famille sera belle me revient. On apprivoise doucement l'absence physique de notre enfant que l'on tente de combler par les doux souvenirs qu'elle nous a laissé.
lundi 31 mars 2008
J't'ai pas entendu - Linda Lemay
Je passe à autre chose et n'y pense plus. Je fouille sur internet, parcoure les blogues sur le deuil, les forums, et voilà que je tombe sur ce texte! Pile ça! Ayoye! Je n'en reviens pas...
J't'ai pas entendu - Linda Lemay
J'avais déjà gonflé mes seins
Pour ta p't'ite bouche à nourrir
Moi j'étais sûre que t'étais bien
Qu't'avais pas envie d'partir
J'avais déjà gonflé mon corp
Pour qu't'aies pas d'mal à grandir
Moi j'étais sure que t'étais fort
j't'ai pas entendu mourir
Moi j'étais sûre que mes enfants
N'auraient ni faim, ni mal, ni froid
Même pas l'temps de crier "maman"
Que j'les aurais eu dans mes bras
Je sais même pas si t'as eu peur
J't'ai laissé tout seul souffrir
Est-ce que c'est parce que j'ai pas d'coeur
Qu'j'tai pas entendu mourir
Et dois-je vraiment ajouter que cette dernière ligne, elle m'a déjà traverser l'esprit...
Une pensée pour Mia Prebinski
Voici donc un article sur le décès de Mia Prebinski, 24 ans, parachutiste expérimentée, membre des CatWomen, équipe féminine de vol relatif.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080330/CPACTUALITES/803300528/5026/CPDMINUTE
Douces pensées pour sa famille et son entourage.
Blue Skies Mia!
Marieve xx
samedi 29 mars 2008
Cérémonie à l'hôpital
14 février 2007. Ce matin-là, nous avons appris la plus belle des nouvelles! Une nouvelle petite vie allait chambouler les nôtres. Date prévue d’accouchement; 22 octobre 2007. 8 mois devant nous pour nous préparer à t’accueillir et à fonder une belle famille. 8 mois à te voir grandir dans mon ventre, à partager avec ton papa les coups de pieds et autres mouvements. 8 mois à flatter mon ventre, à te parler, à te dire à quel point nous avons hâte de te voir enfin! De te serrer dans nos bras et de prendre soin de toi! 8 mois, c’était tellement long. Nous étions si impatients de te rencontrer.
Et voilà que le jour tant attendu se rapproche, ce n’est plus qu’une question de quelques jours, peut-être même d’heures et tu seras là avec nous. 14 octobre 2007. Cela fait aujourd’hui 39 semaines que tu grandis dans mon ventre. J’ai plusieurs contractions, mais je ne te sens pas beaucoup bouger. Inquiets, nous nous rendons à l’hôpital et nous apprenons la pire des nouvelles; ton coeur ne bat plus. Tu es née le lendemain. Tu es tellement belle!
Ton passage parmi nous, aussi bref fût-il, a effectivement chambouler nos vies. Malheureusement pas de la façon dont nous l’avions tant de fois imaginé, rêvé... Tu nous as fait vivre tant d’émotions. Tu as fait de nous des parents, tes parents, tu nous as lié. Tu seras à jamais dans nos cœurs car je sais que chaque jour nous aurons une pensée remplie d’amour pour toi.
lundi 24 mars 2008
Amitié-bullshit
L’invité était Robert Charlebois. Le sujet qui m’a bouleversé : son amitié avec Claude Léveillé. Pour faire une histoire courte, Claude Léveillé est malade depuis quelques années, victime d’ACV, et M. Charlebois, qui se prétend son ami, est incapable de lui rendre visite sous prétexte qu’il n’est pas capable. Je sais que je viens dire incapable parce que pas capable. C’est ce qu’il a dit ce n’est pas de ma faute! Et il ose demander devant public la compréhension de ce prétendu ami. Parce que, tout le monde sait que l’amitié, ça vaut simplement dans les grandes joies, dans le fun pis dans les partys! Si ton ami est malade, s’il est triste, s’il vit de grandes épreuves, fui! Que faire d’autre? Guy A. semblait un peu perplexe lui aussi devant l’inaction de Charlebois. Il a osé lui demander pourquoi il se sentait incapable de visiter son ami. Charlebois lui a répondu que ça pouvait être à cause du reflet de ses propres craintes. À cet âge (plus de 60 ans dans son cas), ça m’a désolé de voir qu’un tel homme avec un tel vécu n’était pas plus évolué.
Ça m’a rappelé une amie. Ou des amis tiens. Parce que oui, j’avais des amis. Oh! Il m’en reste, mais si peu. Et depuis le décès de ma fille, je constate qu’ils se font de plus en plus rares. Quelques-uns semblent croire que ce que nous vivons, c’est contagieux! Alors j’ai une petite nouvelle pour vous : peu importe le malheur que vivent les gens, à moins que ce soit une grave infection, NON! Ce n’est pas contagieux. Pour utiliser des exemples que j’ai vécus ; si mon chum me laisse et que tu m’offres ton épaule pour pleurer, ton chum ne t’aimera pas moins demain matin. Si je tombe dans l’escalier et me brise un pied, tu ne risqueras pas de te blesser à ton tour si tu m’offres ton aide. De la même façon, si je perds un membre de ma famille ou un être que j’aime, j’ai besoin de soutien et si tu me l’offres, ça n’augmente d’aucune façon les probabilités que tu perdes à ton tour.
C’est dans les moments intenses de notre vie que nous avons le plus besoin des gens que nous aimons. Dans les grandes joies comme dans les grandes peines. Malheureusement, beaucoup de gens n’ont pas le courage de rester là quand ils se sentent impuissants devant la douleur de leurs amis. C’est normal de se sentir impuissant, c’est normal de ne pas savoir quoi dire. Mais être là, c’est déjà beaucoup. Comment se fait-il que lorsqu’on souffre parce qu’on perd un être cher ou la santé, on doive aussi perdre des amis? Quoique le mot « amis » devient alors peut-être un peu trop fort? Devrais-je dire « des gens qu’on aime et que nous croyons importants dans notre vie »?
Et là, certains d’entre vous croirons peut-être que je tente ici de régler des comptes ou de faire réaliser certaines choses à certains de mes amis. Mais non! Même pas. Et pour une raison bien simple : ces amis ne prennent même pas la peine de venir me lire.
Des pissoux comme Charlebois, il y en a que trop!
Je vais essayer de terminer ceci sur une note positive : merci à mes rares amies qui me soutiennent même si c’est parfois ou même souvent difficile. Merci de me prendre dans vos bras, merci de partager mes larmes, merci de m’écouter, merci de me parler de ma fille, merci de me laisser partager avec vous ses quelques souvenirs. Vous vous reconnaîtrez. Je vous aime et je tiens beaucoup à vous.
dimanche 16 mars 2008
Des nouvelles de chez l'docteur...encore!
J’ai vu mon docteur le 7 mars dernier. Elle a prolongé mon congé-maladie d’un mois et ça, pour être franche, ça m’a soulagé d’un poids très lourd. Ça me stresse énormément le retour au travail et je crois savoir pourquoi; lorsque Éric est décédé en 2003, j’étais retournée au travail 2 semaines seulement après. Et ça avait été très difficile. Lorsque j’imagine mon retour au travail, je me revois il y a 4 ans, zombie devant mon écran d’ordinateur. Et j’entends de nouveau les commentaires plattes que m’avait dit mon boss à l’époque. Heureusement, je n’ai plus le même boss, mais tout de même…
Mais, ce n’est pas ce que je retiens de ma visite chez ma doc ce matin-là. Parce que fidèle à ses habitudes, elle m’a beaucoup déçue côté essais pour bébé espoir. Après avoir discuté un peu sur comment on va et les difficultés d’un tel deuil, elle nous demande :
- Est-ce qu’il y a quelque chose d’autre que je peux faire pour vous?
- Ben en faite, mes cycles varient de 18 à 42 jours et ça m’inquiète un peu…
- Bon, ça c’est normal… ça veut dire que tu as des cycle a-n-o-v-u-l-a-t-o-i-r-e donc sans ovulation… (Pause) Et ça dans un sens c’est bien parce que JE NE VEUX PAS QUE TU TOMBES ENCEINTE.
Sincèrement, je me suis sentie comme une enfant de 4 ans qui a brisé son jouet et dont la mère ne veut pas lui en acheter un autre. Pourquoi elle me parle comme ça, comme si j’étais une enfant? Pourquoi elle n’écoute pas et ne comprends pas notre besoin d’avoir un autre enfant? Elle s’improvise psy et elle n’a pas vraiment de talent! Je n’ai pas réagi à ce commentaire que je juge tout à fait impertinent. Je me suis retenue parce que je me suis dit : Ai-je vraiment besoin de sa bénédiction? Non! J’ai mon clomid (merci encore à Dr. La Perle) et elle, ben tant pis pour elle car elle sera bien la seule à être déçue quand je serai enfin enceinte!
Je suis aussi allée passer l’échographie pour vérifier les fibromes. Bonne nouvelle! Il n’y en a pas plus sinon un minuscule qui, semble-t-il, est calcifié. Et il paraît que à ce stade, c’est complètement inoffensif. Et celui qu’on m’avait trouvé ne sembles pas avoir grossit. Ouf! En prime, j’ai vu quelques beaux (magnifiques même!) follicules qui annonçaient une ovulation prochaine… et multiple! Il y en avait au moins 2, mais comme je ne suis pas une pro et que je suis ridiculement gênée, je regrette de ne pas lui avoir demandé combien elle en voyait. J’en suis aujourd’hui à J21 et probablement DPO3 ou DPO4, ce n’est pas très clair sur ma courbe…
Quelques jours plus tard, ma doc m’appelle :
- Bonjour Marie-Eve! Devine pourquoi je t’appelle?
- Je ne sais pas… (Non mais je ne pourrais pas avoir quelques choix de réponses au moins? Svp…)
- On a eu les résultats de l’autopsie et tout est normal.
Durée de l’appel : 48 secondes!
Bon… je m’en attendais. Dans le fond, je n’ai jamais cru qu’ils allaient trouver quelque chose. Malgré cela, je suis tout de même relativement sous le choc d’apprendre cette nouvelle. Un épais mystère entoure donc le décès de notre fille…
mercredi 27 février 2008
2 trouvailles sur cyberpresse
Le malheur des uns, la maladresse des autres
http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPACTUEL/802220928/6730/CPACTUALITES
Les mots qui réconfortent
http://www.cyberpresse.ca/article/20080222/CPOPINIONS05/802220930/6730/CPACTUALITES
Si je m'écoutais, je l'enverrais directement à certaines personnes, mais j'ai peur qu'ils voient ça comme un message et se ferment davantage... c'est pas un peu contradictoire?!?

